AUTOPSIE D’UN COMMUNIQUÉ VICTIMAIRE, COMMENT L’ALGÉRIE TRANSFORME UNE DÉFAITE EN COMPLOT
- Brahim Al Maghribi

- 13 janv.
- 3 min de lecture

La Coupe d’Afrique des Nations 2025, organisée au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, restera dans l’histoire comme l’édition la plus ambitieuse, la plus suivie et la plus aboutie jamais organisée sur le continent africain. Mais au-delà de ses performances sportives intenses, elle aura aussi mis en lumière une fracture politique et culturelle profonde : celle qui sépare une Afrique qui avance d’un régime qui persiste dans la plainte et la théorie du complot.
L’élimination de l’Algérie en quart de finale face au Nigeria, le 10 janvier 2026 à Marrakech, en est l’illustration la plus flagrante. Le match s’est soldé par une victoire nette des Super Eagles 2-0. Les statistiques sont sans appel : 13 tirs pour le Nigeria contre 0 tir cadré pour l’Algérie, et une possession nigériane avoisinant les 58 %. La supériorité tactique, technique et physique du Nigeria a été confirmée par plusieurs analyses neutres de plateformes sportives internationales, qui ont unanimement souligné le contrôle du match par la sélection nigériane.
Dans ce contexte, la plainte déposée par la Fédération algérienne de football auprès de la CAF et de la FIFA pour « manipulation arbitrale » repose essentiellement sur la contestation d’un éventuel penalty non sifflé et de fautes jugées insuffisamment sanctionnées. Or, aucune preuve irréfutable de biais n’a été établie, et rien dans la physionomie du match ne permet objectivement de lier l’élimination algérienne à l’arbitrage.
Ce qui choque davantage encore, c’est que ce discours victimaire intervient alors que la CAN 2025 a fait l’objet d’une reconnaissance continentale et internationale quasi unanime. Des fédérations éliminées, pourtant concurrentes directes du Maroc, ont officiellement salué l’organisation, l’accueil, la qualité des infrastructures, la fluidité logistique, la sécurité et la ferveur populaire.
Le Cameroun, pourtant éliminé, a publié un communiqué officiel remerciant le Maroc pour « la qualité exemplaire de la compétition et l’hospitalité réservée à sa délégation ».
Mohamed Salah a publiquement déclaré :
« Je n’ai jamais participé à une compétition en Afrique avec une organisation de ce niveau. »
Même l’Afrique du Sud dont les positions politiques divergent pourtant de celles du Royaume a félicité officiellement le Maroc pour une organisation « de classe mondiale » qui élève l’image du football africain sur la scène internationale. Lors de la cérémonie d’ouverture présidée par SAR le Prince héritier Moulay El Hassan et durant plusieurs autres rencontres, de nombreuses figures sportives, artistiques et culturelles africaines ont tenu des propos élogieux à l’égard du Maroc, qualifiant cette CAN de « modèle pour l’avenir du continent ».
Un seul pays est resté enfermé dans la plainte, la suspicion et la tentative de discrédit : l’Algérie et ce n’est pas un hasard.
Cette posture s’inscrit dans un schéma politique désormais documenté. Le ministre algérien de la Communication, Mohamed Meziane, déclarait publiquement en février 2025 que « plus de 9 000 journalistes dans le monde travailleraient à nuire à l’image de l’Algérie ». Cette affirmation, largement critiquée à l’international, illustre une culture institutionnelle où tout échec est attribué à un complot, toute critique à une machination et toute réussite des autres à une menace.
Le sport devient alors un outil de canalisation émotionnelle. Le communiqué de la FAF parle une fois de plus de « phase de reconstruction ». Cette formule revient depuis des années, sans jamais produire de bilan tangible. L’Algérie est perpétuellement « en reconstruction », toujours dans la promesse, jamais dans l’aboutissement. Ce cycle rhétorique sert à neutraliser la frustration populaire et à la rediriger vers un adversaire extérieur, avec le Maroc comme cible centrale.
À cela s’ajoutent des incidents qui ont marqué le parcours algérien dans cette CAN. Après certaines rencontres, des tensions ont été constatées dans les tribunes, dans les zones mixtes et dans les couloirs des stades, donnant lieu à des enquêtes disciplinaires de la CAF. Des altercations verbales et physiques, des comportements inappropriés et des débordements isolés ont terni l’image d’une délégation qui semblait mal préparée à gérer la pression sportive et émotionnelle d’un tel événement.
Ces épisodes posent une question fondamentale sur une culture sportive où la frustration bascule trop souvent dans la confrontation, à rebours de l’esprit d’unité, de respect et de fraternité qui a caractérisé la CAN 2025 au Maroc.
Face à cela, le Royaume a répondu autrement par la vision, la planification, l’investissement, la stabilité et la constance, sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI, qu’Allah L’Assiste. La CAN 2025 est l’aboutissement d’un projet stratégique structuré, reconnu par toute l’Afrique et par la scène internationale.
En tentant de salir cet événement, la Fédération algérienne ne s’attaque pas seulement au Maroc. Elle porte atteinte à l’image du football africain, au travail collectif du continent et à l’esprit même de la compétition.
Et l’histoire retiendra que le Maroc construit et l’Algérie se plaint. Pendant que l’Afrique avance, Alger cherchait des coupables.












CAN 2025 🇲🇦
Algérie–Nigeria (0-2) : défaite validée par la CAF, aucune preuve d’un arbitrage biaisé. Les incidents impliquant joueurs et officiels algériens ont été clairement montrés par les images. Pendant ce temps, l’organisation marocaine de la CAN est saluée.