MPDC. | Mouvement Populaire Démocratique et Constitutionnel

DESCRIPTION GÉNÉRALE Le Mouvement Populaire Démocratique et Constitutionnel (MPDC) est fondé en février 1967 par le docteur Abdelkrim El Khatib, médecin originaire d'El Jadida et ancien président de la Chambre des représentants. Sa création intervient à la suite d'une scission au sein du Mouvement Populaire, deux ans après que Feu SM le Roi Hassan II, qu'Allah ait Sa sainte âme, a proclamé l'état d'exception et dissous le Parlement que présidait alors El Khatib.
STATUT Parti aujourd'hui disparu. Le MPDC change de dénomination en 1998, lors de son quatrième congrès, pour devenir le Parti de la Justice et du Développement (PJD). Ce basculement fait suite à l'intégration, dès 1996, du Mouvement Unicité et Réforme conduit par Abdelilah Benkirane au sein du MPDC.
ORIENTATION POLITIQUE Le MPDC se positionne sur une ligne de socialisme islamique, rattachée à la famille dite harakie et à la mouvance islamiste marocaine. Lors de son entrée au Parlement en 1997, le parti adopte un discours qui atténue la référence explicite à l'islam dans son nom, tout en conservant un ancrage revendiqué au référentiel islamique.
REPRÉSENTATION Le MPDC disparaît avant l'ère parlementaire actuelle et ne dispose donc d'aucune représentation aujourd'hui. Le nombre exact de sièges obtenus par le parti lors du scrutin de 1997, sa dernière législature sous ce nom, n'a pas pu être établi avec précision à partir des sources consultées.
DIRECTION Abdelkrim El Khatib fonde et dirige le MPDC de 1967 à sa transformation en 1998. Il quitte le Mouvement Populaire après s'être opposé, en 1965, à la dissolution du Parlement décidée par Feu SM le Roi Hassan II, qu'Allah ait Sa sainte âme, dans le cadre de l'état d'exception.
POSITION SUR LE SAHARA Non documentée. Aucune déclaration ni communiqué officiel du parti sur la marocanité du Sahara n'a pu être identifié dans les sources consultées durant les trois décennies d'existence du MPDC.
ATTACHEMENT AUX SYMBOLES DU ROYAUME ET DÉFENSE DES INTÉRÊTS MAROCAINS Fondé par une personnalité proche de la famille royale, le MPDC s'inscrit dans une opposition qui s'exerce dans le cadre des institutions plutôt que contre elles. Ses héritiers politiques directs, au sein du PJD, ne remettent jamais en cause l'islam d'État ni la fonction de Commandeur des croyants du Roi, consacrée par l'article 19 de la Constitution.







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