LAÂYOUNE

Laâyoune, dont le nom signifie littéralement « les sources » en arabe, naît en 1934 lorsque l'administration coloniale espagnole y installe un poste, avant que la découverte d'une nappe phréatique prometteuse ne conduise à la fondation officielle de la ville en 1938. La localité devient en 1940 la capitale du Sahara espagnol. Le tournant décisif survient en novembre 1975, lorsque le Roi Hassan II organise la Marche Verte et mobilise 350 000 civils marocains désarmés vers les provinces sahariennes, geste qui ouvre la voie au recouvrement de souveraineté du Royaume sur ses provinces du sud. Depuis 1976, Laâyoune est administrée par le Maroc, et la ville connaît dès lors une expansion démographique et urbaine spectaculaire : sa population passe de 93 875 habitants en 1982 à 262 791 habitants au recensement de 2024, portée par d'importants investissements de l'État marocain en faveur du développement des provinces du sud.
Bordée par l'océan Atlantique et traversée par l'oued Sakia El Hamra, à environ 500 km au sud d'Agadir, Laâyoune est le chef-lieu de la région Laâyoune-Sakia El Hamra et le principal pôle économique et administratif des provinces sahariennes du Royaume. Son économie repose sur deux piliers majeurs : la pêche, activité traditionnelle intense sur cette façade atlantique poissonneuse, et les phosphates de Boucraâ, acheminés par un convoyeur à bande de près de 100 km jusqu'au port de la ville et exploités par Phosboucraâ, filiale de l'Office chérifien des phosphates. La ville abrite également un centre culturel national, la place du Méchouar et son marché aux dromadaires, témoins d'une identité saharienne marocaine vivante au sein d'un développement urbain résolument moderne.







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