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LE SOUK, ÉCOLE MAROCAINE DE NÉGOCIATION
À Fès El Bali, la médina fondée au IXe siècle, artisans et acheteurs négocient depuis plus de 1 200 ans avec calme, marchandent avec finesse et concluent d'une poignée de main. À Marrakech, 2 600 artisans répartis en une vingtaine de corporations perpétuent une organisation héritée de la dynasty almoravide du XIe siècle. Dans les ruelles de Tétouan, de Meknès et de Rabat, le même rituel se répète depuis des siècles, avec ses codes, ses silences, ses thés offerts et ses poigné

louel3arabiya
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LA SERTLA, SEPT BRACELETS D'OR, DEUX MILLÉNAIRES D'HISTOIRE MAROCAINE ET UN TINTEMENT QUI TRAVERSE LES GÉNÉRATIONS
Il y a des objets qui parlent avant même qu'on les regarde. La sertla est de ceux-là. Ce son discret et reconnaissable, ce tintement léger qui accompagne le geste d'une femme marocaine à la fête, au mariage, dans les grandes occasions, porte en lui plus de deux millénaires de civilisation. Sept bracelets d'or, portés empilés au poignet, dont chaque motif a un nom en darija, chaque courbe une origine et chaque reflet une histoire que les artisans marocains transmettent de géné

louel3arabiya
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JIL JILALA, 50 ANS DE MUSIQUE MAROCAINE QUI TRAVERSE LES GÉNÉRATIONS
En septembre 1972, trois chansons enregistrées à la télévision marocaine par un groupe de jeunes Marrakchis que personne ne connaît encore changent quelque chose dans l'air. Un mois plus tard, le 7 octobre, 2 000 spectateurs debout au Théâtre Mohammed V de Rabat refusent de les laisser quitter la scène. Le lendemain, Feu SM le Roi Hassan II, qu'Allah ait Sa sainte âme, les reçoit au Palais Royal. Et trois mois après ce premier concert, ils se produisent à l'Olympia de Paris d

Youssef.B
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LA TANJIA, PLAT DES HOMMES DE MARRAKECH, ORIGINES, RITUEL ET ENJEUX DE PRÉSERVATION
Au petit matin, dans les ruelles encore endormies de la Médina de Marrakech, un parfum monte. Celui du cumin, du safran, du citron confit et du smen qui se mêlent dans la chaleur souterraine des braises du hammam. Ce parfum s'appelle la Tanjia. Née dans les mains des artisans de la cité ocre, transmise de génération en génération comme un secret de fraternité, la Tanjia est bien plus qu'un plat : c'est un rituel, une identité et, aujourd'hui, un patrimoine que le Maroc doit a

Brahim Al Maghribi
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L'ART DU CUIR EST NÉ AU MAROC, L'HISTOIRE D'UNE EXCELLENCE MILLÉNAIRE
Il y a une vérité que les dictionnaires du monde entier portent sans toujours la connaître. En français, en anglais, en espagnol, en allemand, le mot qui désigne l'art du travail du cuir raffiné porte en lui le nom d'un pays. Maroquinerie. Maroquin. Morocco leather. Marroquinería. C'est au XIVe siècle que le terme "maroquin" apparaît dans les langues européennes pour désigner le cuir de chèvre et de mouton tanné du côté du poil, témoignant de l'excellence reconnue du travail

Youssef.B
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LE DERNIER SALUT À ABDELWAHAB DOUKKALI, GÉANT DE LA CHANSON MAROCAINE
Le Maroc est en deuil. Ce 8 mai 2026, Abdelwahab Doukkali, l’une des plus grandes voix de la chanson marocaine et arabe, s’est éteint, laissant derrière lui un héritage musical immense construit sur plus de six décennies. Figure emblématique de la musique arabe contemporaine et de la chanson marocaine, il aura marqué plusieurs générations par ses compositions, sa voix singulière et sa capacité rare à unir modernité et traditions musicales du Maroc. Sa disparition représente u

Brahim Al Maghribi
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LES ARCHIVES TURQUES CONFIRMENT LA MAROCANITÉ DU CAFTAN FÉMININ
Depuis plusieurs années, une mécanique s’est installée dans le milieu propagandiste algérien : dès qu’un caftan marocain rayonne à Paris, Doha, Istanbul ou Dubaï, il serait originaire "ottoman" avant de définitivement devenir "algérien" via l’Empire ottoman. À force d’être répétée, cette affirmation a fini par donner l’illusion d’un débat historique sérieux. Pourtant, il existe une méthode extrêmement simple pour vérifier cette théorie : consulter ce que les Turcs eux-mêmes é

Brahim Al Maghribi
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LA MDAMMA, TRÉSOR INTEMPOREL DU PATRIMOINE MAROCAIN
La mdamma (المدمة), parfois prononcée mdemma ou mdama selon les régions est la ceinture traditionnelle marocaine par excellence. Bijou d'orfèvrerie, symbole de statut social, élément incontournable du trousseau de mariage et réserve d'épargne ou investissement de la femme marocaine : cette pièce d'apparat porte en elle toute la profondeur de la civilisation marocaine. Son nom trouve très probablement sa racine dans le verbe arabe ضَمَّ (damm), qui signifie assembler, joindre,

louel3arabiya
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RAYMONDE EL BIDAOUIA, UNE VOIX QUI A MARQUÉ LE MAROC
Dans l’histoire musicale du Royaume, certaines trajectoires illustrent avec éclat la richesse et la pluralité de l’identité marocaine. Raymonde El Bidaouia appartient à cette génération d’artistes qui ont porté la chanson populaire marocaine au-delà des frontières, tout en demeurant profondément attachées à leurs racines. Par sa voix, son style et sa longévité artistique, elle a contribué à inscrire la musique marocaine dans une dimension universelle, sans jamais la dissocier

Brahim Al Maghribi
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NAJAT AATABOU, VOIX EMBLÉMATIQUE DE LA CHANSON POPULAIRE MAROCAINE
Dans l’histoire de la musique populaire marocaine, Najat Aatabou s’impose comme l’une des voix les plus puissantes et les plus singulières de sa génération. Par son timbre affirmé, son franc-parler artistique et son attachement aux racines populaires, elle a profondément marqué la scène nationale depuis les années 1980, inscrivant son nom dans le patrimoine vivant du Royaume. Née en 1960 dans la région de Khémisset, au cœur d’un Maroc rural imprégné de traditions orales et mu

louel3arabiya
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ABDELKRIM RAÏS, FIGURE MAJEURE DU PATRIMOINE CULTUREL MAROCAIN
Dans l’histoire culturelle du Maroc, certains noms résonnent comme des repères, des balises de mémoire et d’identité. Celui d’Abdelkrim Raïs s’impose parmi les grandes figures qui ont préservé et transmis l’un des trésors les plus raffinés du patrimoine national : la musique andalouse marocaine. À travers son œuvre, son enseignement et son engagement, il a contribué à faire de cet héritage séculaire un pilier vivant de la conscience culturelle marocaine. Né à Fès au début du

Brahim Al Maghribi
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HAJJA EL HAMDAOUIA, LA VOIX INOUBLIABLE DU CHAÂBI MAROCAIN
Dans l’histoire artistique du Royaume, certaines voix dépassent le cadre de la scène pour devenir l’écho d’un peuple. Hajja El Hamdaouia fait partie de ces figures rares dont le timbre, l’énergie et la longévité ont profondément marqué la musique populaire marocaine. À travers des décennies de carrière, elle a incarné l’âme du chaâbi, portant haut une expression authentique de la culture nationale. Née en 1930 à Casablanca, dans un Maroc encore sous protectorat, Hajja El Hamd

Brahim Al Maghribi
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AVANT L’ÉLECTRICITÉ, COMMENT LES VILLES MAROCAINES S’ÉCLAIRAIENT
Bien avant l’avènement de l’électricité, les villes marocaines vivaient au rythme d’une lumière fragile mais profondément symbolique. À la tombée du jour, lorsque le soleil disparaissait derrière les remparts des médinas, un autre monde s’installait : celui des lampes à huile, des lanternes suspendues et des flammes vacillantes éclairant ruelles, patios et mosquées. Cet éclairage, à la fois utilitaire et spirituel, faisait partie intégrante de l’organisation urbaine et de l’e

Brahim Al Maghribi
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DE KÉNITRA AUX GRANDES SCÈNES, L’ASCENSION DE LATIFA RAÂFAT
Dans le paysage de la chanson marocaine contemporaine, Latifa Raâfat occupe une place de premier plan. Par son timbre reconnaissable, sa présence scénique élégante et son attachement constant à l’identité musicale nationale, elle s’est imposée comme l’une des grandes voix féminines du Royaume depuis les années 1980. Son parcours épouse les évolutions culturelles d’un Maroc confiant dans son héritage et résolument tourné vers l’avenir. Née en 1965 à Kénitra, Latifa Raâfat gran

Brahim Al Maghribi
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ABDESSADEK CHEKARA, LA VOIX ÉTERNELLE DE TÉTOUAN
Dans le panthéon des grandes figures artistiques du Royaume, Abdessadek Chekara occupe une place singulière. À la croisée de la tradition andalouse et de l’expression populaire du Nord du Maroc, il a incarné une voix, un style et une fidélité artistique qui ont profondément marqué la mémoire musicale nationale. Son nom demeure indissociable de Tétouan, cité d’histoire et de culture, où la musique arabo-andalouse s’est épanouie avec une sensibilité propre. Né en 1931 à Tétouan

Brahim Al Maghribi
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NAIMA SAMIH, L’ICÔNE FÉMININE D’UN ÂGE D’OR MUSICAL
Dans l’histoire de la chanson marocaine moderne, Naima Samih demeure l’une des voix les plus marquantes du XXe siècle. Par la pureté de son timbre, la sensibilité de son interprétation et la profondeur émotionnelle de son répertoire, elle a durablement inscrit son nom dans le patrimoine artistique du Royaume. Son parcours illustre l’émergence d’une génération d’artistes qui ont contribué à structurer une scène musicale nationale ambitieuse et respectée. Née en 1954 à Casablan

Brahim Al Maghribi
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AMLOU, UN PATRIMOINE CULINAIRE AUTHENTIQUEMENT MAROCAIN
Au cœur du Souss et des contreforts de l’Atlas, l’amlou constitue un marqueur identitaire fort, intimement lié au terroir marocain, à son histoire agraire et à un savoir-faire transmis de génération en génération. Face aux tentatives d’appropriation ou d’amalgames par les relais du régime algérien, il convient d’en rappeler l’ancrage historique et la reconnaissance internationale indirecte à travers ses composantes fondamentales. L’amlou est traditionnellement préparé à parti

Youssef.B
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ABDELHADI BELKHAYAT, L’ITINÉRAIRE D’UN ARTISTE ENTRE SCÈNE ET SPIRITUALITÉ
Dans l’histoire contemporaine de la chanson marocaine, Abdelhadi Belkhayat occupe une place à part. Par la profondeur de sa voix, la finesse de son interprétation et la dimension spirituelle qui a marqué son parcours, il incarne l’une des figures majeures de la scène artistique nationale du XXe siècle. Son itinéraire, à la fois artistique et personnel, reflète les évolutions culturelles d’un Maroc en pleine affirmation. Né en 1940 à Fès, cité séculaire du savoir et des arts,

Brahim Al Maghribi
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L’HISTOIRE DU PAIN MAROCAIN ET DES FERRANS, PILIERS DES MÉDINAS
Dans l’histoire urbaine du Maroc, le pain est un symbole de subsistance, de bénédiction et de cohésion sociale. Au cœur des médinas et des quartiers traditionnels, le four collectif, appelé communément « ferran », a longtemps constitué une institution à part entière, structurant la vie quotidienne des habitants et incarnant un modèle d’organisation communautaire profondément enraciné. Le pain marocain traditionnel, rond et épais, communément appelé khobz, est préparé à base d

Brahim Al Maghribi
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LES TRADITIONS DU CANON DU FTOUR AU MAROC
Chaque soir du mois sacré de Ramadan, à l’instant précis où le soleil se couche, une détonation solennelle retentit dans plusieurs villes du Royaume. Le canon du ftour, chargé d’annoncer la rupture du jeûne, demeure l’un des rituels les plus emblématiques du patrimoine religieux et social marocain. Loin d’être une simple habitude populaire, cette tradition repose sur des fondements historiques documentés et s’inscrit dans une continuité institutionnelle ancienne. Les historie

Brahim Al Maghribi
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