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PCD. | Parti Constitutionnel Démocratique

14 août 1960
2 min de lecture
Parti Constitutionnel Démocratique

DESCRIPTION GÉNÉRALE Le Parti Constitutionnel Démocratique (PCD) constitue la continuité du Parti Démocratique de l'Indépendance sous une nouvelle appellation, adoptée par Mohamed Hassan Ouazzani au tournant des années 1960, les sources consultées ne s'accordent pas précisément sur l'année du changement de nom, évoquant tantôt 1960, tantôt 1961, tantôt une date plus tardive de 1968. Il s'agit donc, sous une étiquette renouvelée, du même courant nationaliste libéral porté par Ouazzani depuis la fondation du PDI en 1946.


STATUT Parti aujourd'hui disparu sous cette dénomination : il reprend son nom d'origine, Parti Démocratique de l'Indépendance, en 1981. Entre-temps, il participe en 1963 au Front de Défense des Institutions Constitutionnelles, aux côtés du Mouvement Populaire et du Parti des Libéraux Indépendants, coalition qui remporte la majorité avec 69 sièges sur 144 à la Chambre des Représentants lors des premières élections législatives marocaines.


ORIENTATION POLITIQUE Formation nationaliste libérale, dans la continuité directe du courant porté par Mohamed Hassan Ouazzani depuis les années 1930, mêlant influences du jeu politique européen et réappropriation du patrimoine islamique. Le parti s'illustre par une opposition affirmée à toute évolution constitutionnelle jugée contraire à ses principes : Ouazzani prend ainsi position contre le projet de Constitution soumis au peuple en décembre 1962 et quitte le gouvernement en signe de désaccord.


REPRÉSENTATION Mohamed Hassan Ouazzani est nommé ministre d'État le 2 juin 1961, dans le second gouvernement formé sous le règne de Feu SM le Roi Hassan II, qu'Allah ait Sa sainte âme. Après sa démission fin 1962, le parti obtient 2 sièges à la Chambre des Représentants lors du scrutin de 1970, sous cette même appellation, avant de ne plus obtenir aucun siège aux élections de 1977 et de 1984.


DIRECTION Mohamed Hassan Ouazzani dirige le parti jusqu'à sa mort, survenue le 9 septembre 1978 à Fès. En novembre 1962, il fonde un hebdomadaire en langue arabe, Al-Dustour (« la Constitution »), qui accompagne cette nouvelle étape de son engagement politique. Après sa disparition, la direction du parti connaît une période de transition qui débouche, en 1981, sur le retour à l'appellation d'origine du parti.


POSITION SUR LE SAHARA Non documentée en tant que position formulée par le parti sous cette dénomination précise. Aucune source consultée ne permet d'attribuer au PCD une déclaration propre sur le dossier du Sahara occidental, dont l'émergence comme différend international à partir de 1975 intervient dans les dernières années de la direction d'Ouazzani, déjà affaibli par la maladie.


ATTACHEMENT AUX SYMBOLES DU ROYAUME ET DÉFENSE DES INTÉRÊTS MAROCAINS Malgré ses désaccords répétés avec le pouvoir exécutif, notamment sur la Constitution de 1962, Mohamed Hassan Ouazzani accepte en 1961 un poste de ministre d'État sous Feu SM le Roi Hassan II, qu'Allah ait Sa sainte âme, attestant d'un attachement institutionnel au Royaume qui n'exclut pas la critique de choix constitutionnels précis. Sa participation, dès 1963, à la coalition majoritaire du Front de Défense des Institutions Constitutionnelles confirme cet ancrage du parti dans le jeu institutionnel marocain plutôt que dans une opposition frontale à la monarchie.

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