PCM. | Parti Communiste Marocain

DESCRIPTION GÉNÉRALE Le Parti Communiste Marocain (PCM) est créé en 1945, dans la continuité directe du Parti Communiste du Maroc fondé par Léon Sultan en 1943. Sa naissance correspond à la « marocanisation » du parti : à la mort de Léon Sultan, en juillet 1944, la direction repose d'abord sur Michel Mazzella et Henri Lafaye, avant qu'Ali Yata, jeune enseignant d'arabe déjà proche des cercles nationalistes marocains, n'entre au secrétariat du parti en février 1945.
STATUT Parti inactif. Le PCM est interdit une première fois en 1952 par la Résidence Générale du protectorat, puis une seconde fois en 1960 par le tribunal de Rabat, avant une interdiction définitive en 1968. Il change alors de nom pour devenir le Parti de la Libération et du Socialisme (PLS) en 1969, puis le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) en 1974, toujours sous la direction d'Ali Yata.
ORIENTATION POLITIQUE Formation d'idéologie prolétarienne marxiste-léniniste. Le parti connaît, entre 1946 et 1949, un infléchissement notable : il cesse progressivement de se référer au cadre de l'Union française pour évoquer, dès le rapport politique présenté par Ali Yata au comité central des 3 et 4 août 1946, la fin du protectorat et l'élection d'une Assemblée nationale souveraine. À partir de 1947-1948, le PCM revendique avoir été le premier parti marocain « à poser nettement le problème national ».
REPRÉSENTATION Le parti n'a jamais participé au jeu électoral légal sous ce nom, ayant fait l'objet d'interdictions répétées en 1952, 1960 et 1968. Sa direction est fréquemment contrainte à la clandestinité ou à l'exil : Ali Yata est notamment expulsé vers l'Algérie durant les années de répression qui suivent 1951.
DIRECTION Ali Yata, né le 25 août 1920 à Tanger, adhère au PCM en décembre 1943 et entre au secrétariat du parti en février 1945. Il en devient le secrétaire général et le reste, sous les appellations successives du parti (PCM, PLS puis PPS), jusqu'à sa mort le 13 août 1997 à Casablanca, un peu plus d'un demi-siècle à la tête de la même formation politique.
POSITION SUR LE SAHARA Non documentée sous cette dénomination : le PCM cesse d'exister sous ce nom en 1969, avant que la question du Sahara occidental n'émerge comme différend international à partir du retrait espagnol de 1975. Sous le nom de Parti du Progrès et du Socialisme, la formation héritière du PCM, toujours dirigée par Ali Yata, se rangera derrière la position de Feu SM le Roi Hassan II, qu'Allah ait Sa sainte âme, sur la marocanité du Sahara occidental et participera à la Marche Verte de 1975.
ATTACHEMENT AUX SYMBOLES DU ROYAUME ET DÉFENSE DES INTÉRÊTS MAROCAINS Le PCM, en se marocanisant sous la direction d'Ali Yata, engage un rapprochement progressif avec l'institution monarchique. Le 26 août 1946, une délégation communiste est reçue au Palais par le Sultan. Le 8 novembre 1955, Ali Yata conduit lui-même une délégation reçue par Feu SM le Roi Mohammed V, qu'Allah ait Sa sainte âme, à Saint-Germain-en-Laye, pour saluer son retour d'exil et la victoire nationale que représentait ce retour vers l'indépendance.







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