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PNRRM | Parti National pour la Réalisation des Réformes Marocaines

14 août 1937
3 min de lecture
PNRRM | Parti National pour la Réalisation des Réformes Marocaines

DESCRIPTION GÉNÉRALE Le Parti National pour la Réalisation des Réformes Marocaines (PNRRM) est fondé en 1937 par Allal El Fassi, à la suite de la scission du Comité d'Action Marocaine (CAM) survenue en février 1937 entre Allal El Fassi et Mohamed Hassan Ouazzani, comme le rapporte un article académique publié dans la revue Outre-Mers et consultable sur Cairn.info. Le PNRRM constitue une continuité directe du CAM, dont il conserve les structures. Fondé dans la zone du protectorat français, à Fès, il forme avec le Parti de l'Unité Marocaine de Mohamed El-Mekki Naciri et le Parti Réformiste National d'Abdelkhalek Torres, tous deux nés la même année dans la zone espagnole, la même génération de partis issus de l'éclatement du CAM.


STATUT Parti inactif. Le PNRRM a cessé toute activité dès 1937, l'année même de sa fondation. Cette interruption tient à l'arrestation d'Allal El Fassi sur ordre du résident général Charles Noguès puis à son bannissement du territoire marocain et l'exil du dirigeant pendant neuf années, de 1937 à 1946, au Gabon. La biographie qu'Encyclopædia Universalis consacre à Allal El Fassi confirme qu'il est élu président du nouveau Parti national formé en 1937, avant d'être exilé peu après, pendant neuf ans, au Gabon, par une mesure de sûreté du gouvernement français. Le PNRRM se prolonge institutionnellement dans le Parti de l'Istiqlal, fondé le 11 janvier 1944 à l'occasion du Manifeste de l'Indépendance.


ORIENTATION POLITIQUE Formation nationaliste anticoloniale, classée parmi les partis nationalistes marocains de l'entre-deux-guerres. Le PNRRM s'inscrit dans la continuité directe du Plan des réformes marocaines présenté en 1934 par le CAM au sultan Mohammed Ben Youssef et au résident général Henri Ponsot, plan resté sans réponse des autorités du protectorat. Le parti diffuse ses positions à travers plusieurs organes de presse qu'il anime, dont Al Atlas et L'Action Populaire.


REPRÉSENTATION Le PNRRM n'a jamais participé au jeu électoral légal, ayant toujours été interdit ou contraint au boycott. Le parti n'a siégé dans aucune assemblée, faute d'institutions représentatives sous le protectorat et en raison de sa dissolution effective dès l'année de sa création, bien avant l'indépendance et l'organisation des premières élections marocaines.


DIRECTION Allal El Fassi (1910-1974), fondateur et président du parti à partir de 1937, selon la notice biographique d'Encyclopædia Universalis. Né à Fès le 10 janvier 1910, il avait déjà cofondé le Comité d'Action Marocaine en 1934 avec Mohamed Hassan Ouazzani et Ahmed Balafrej. Après ses neuf années d'exil au Gabon, dont il tire l'ouvrage Fī manfā al-Ghābūn 1937-1946, référencé dans la notice d'autorité que la Bibliothèque nationale de France consacre à sa personne, il devient l'un des dirigeants du Parti de l'Istiqlal puis son président de 1956 jusqu'à sa mort à Bucarest le 13 mai 1974. Il occupe également la fonction de ministre des Affaires islamiques de 1961 à 1963, selon la même notice biographique d'Encyclopædia Universalis.


POSITION SUR LE SAHARA Non documentée. Le parti a cessé toute activité dès 1937, plusieurs décennies avant que la question du Sahara occidental ne s'impose comme différend international à partir du retrait espagnol de 1975. Aucune source consultée n'attribue au PNRRM, en tant que formation distincte, une position formulée sur ce dossier.


ATTACHEMENT AUX SYMBOLES DU ROYAUME ET DÉFENSE DES INTÉRÊTS MAROCAINS Le PNRRM naît d'un combat pour la restitution des prérogatives du Trône marocain face au protectorat français, dans la continuité du Plan des réformes marocaines de 1934 porté au nom du sultan Mohammed Ben Youssef, futur Feu SM le Roi Mohammed V, qu'Allah ait Sa sainte âme. Son fondateur, Allal El Fassi, est décrit par Encyclopædia Universalis comme un homme profondément légaliste et fidèle au principe monarchique, dont l'attachement à Feu SM le Roi Mohammed V, qu'Allah ait Sa sainte âme, se maintient jusqu'à l'indépendance et au-delà, à la tête du Parti de l'Istiqlal. Son intégration ultérieure comme ministre des Affaires islamiques du Royaume atteste d'un ancrage institutionnel durable, documenté par les sources académiques et biographiques citées ci-dessus.

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