POLISARIO, L'IMPOSTURE QUI FAIT EXISTER NUMÉRIQUEMENT
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Depuis plusieurs années, les relais numériques du régime algérien exploitent une anomalie technique ancienne pour fabriquer une illusion de reconnaissance internationale. À coups de codes informatiques poussiéreux, d’extensions trompeuses et de détournements administratifs hérités de la période coloniale espagnole, ils parviennent à créer une façade pseudo-étatique là où il n’existe aucune souveraineté réelle. Résultat : sur des millions de smartphones, tablettes et ordinateurs, apparaît le drapeau d’une entité fantôme installée à Tindouf. Pour comprendre cette manipulation, il faut revenir à un détail oublié de l’année 1974.
À cette époque, le territoire est encore administré par l’Espagne sous l’appellation officielle Sahara Español. L’Organisation internationale de normalisation (ISO), chargée d’attribuer les codes pays à deux lettres utilisés dans les bases de données mondiales, doit alors lui attribuer un identifiant. Les combinaisons évidentes sont déjà occupées : SE pour la Suède, SA pour l’Arabie Saoudite, SH pour Sainte-Hélène, ES pour l’Espagne. La règle de l’ISO consiste alors à sélectionner une consonne distinctive du nom officiel. Le « ñ » n’étant pas compatible avec les systèmes de codage internationaux, la lettre suivante utilisable devient le H. C’est ainsi que naît le code EH, simple reliquat administratif colonial, sans aucun lien avec le mot « Occidental » ni avec une prétendue entité étatique.
Lorsque le mouvement séparatiste proclame unilatéralement sa « république » en 1976, le code EH existe déjà depuis deux ans. Il n’est revendiqué par personne, n’est attribué à aucune administration, n’a aucune valeur politique. Le Polisario, soutenu par Alger, s’en empare alors de manière opportuniste, profitant du fait que l’ISO conserve tous ses anciens codes par principe de neutralité technique et d’inertie administrative. Dès la fin de l’année 1976, ce code commence à apparaître dans leurs communiqués, courriers et documents militants. Il s’agit d’un usage unilatéral, jamais validé ni reconnu par l’ISO. La conservation du code EH ne constitue donc en rien une reconnaissance : elle relève uniquement d’une prudence bureaucratique propre aux organismes de normalisation.
Dans les années 1990 et 2000, la confusion s’amplifie. Les grandes plateformes technologiques mondiales, Apple, Google, Microsoft, et le consortium Unicode ne reconnaissent pas les États, mais les standards techniques ISO. Dès qu’un code existe, un drapeau peut lui être associé s’il est fourni. Le Polisario transmet alors le sien et, en l’absence de contestation technique formalisée à l’époque, l’entrée est intégrée dans certaines bases. C’est la seule raison pour laquelle certains téléphones affichent ce drapeau. Ce mécanisme est courant : Taïwan dispose d’un drapeau Unicode sans reconnaissance onusienne, le Kosovo apparaît malgré un code non officiel (XK), et même des territoires non souverains comme La Réunion (RE) ou la Guadeloupe (GP) ont également leurs drapeaux sur nos écrans. Aucune de ces occurrences n’a la moindre valeur politique ou juridique.
Parallèlement, une autre stratégie de confusion est entretenue par l’usage d’extensions internet trompeuses. Les sites en .org, extension générale ouverte à tous, sont présentés comme des « organisations internationales ». Quant au .ws, il est utilisé pour laisser croire qu’il signifierait « Western Sahara », alors qu’il correspond en réalité aux îles Samoa (anciennement Western Samoa) et n’a strictement aucun rapport avec le Sahara marocain. Cette façade numérique vise uniquement à fabriquer une illusion de légitimité. Sur le terrain, le .eh n’existe que dans des listes théoriques et n’a jamais été activé par un registre officiel. Aucune administration, aucune infrastructure, aucune institution du Sahara n’utilise ce domaine. À Laâyoune, Dakhla, Boujdour ou Smara, tous les usages légitimes, ports, aéroports, banques, entreprises, institutions, tourisme, fonctionnent exclusivement sous l’extension marocaine .ma.
Si certains téléphones affichent aujourd’hui un drapeau séparatiste, ce n’est donc ni une reconnaissance internationale, ni un statut juridique, ni une décision politique. C’est le produit mécanique d’un code colonial espagnol de 1974, laissé inerte dans les bases ISO, récupéré par une entité non reconnue et amplifié par une propagande numérique exploitant la méconnaissance du public. Dans la réalité juridique, administrative, économique et numérique, tout le Sahara fonctionne sous l’identité marocaine, .ma de Tanger à Lagouira.











Le Polisario tente de “faire exister” son mouvement par le numérique , mais la réalité est marocaine 🇲🇦 : le Sahara est intégré dans les institutions et initiatives marocaines, avec une légitimité reconnue internationalement.