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LE SAHARA MAROCAIN

Dernière mise à jour : 26 mars

Cette publication a pour objectif de permettre à nos compatriotes marocains de répondre à certaines questions qui concernent le différend régional du Sahara marocain.


Afin de comprendre et cerner ce différend régional dans ses moindres détails, nous vous proposerons plusieurs sources d'ouvrages et liens en bas de page.





Le conflit du Sahara marocain est artificiel, né de la volonté délibérée, par les puissances coloniales, d’affaiblir l'Empire Chérifien qui, au cours des siècles précédents avait constitué une grande puissance politique et militaire menaçant leur hégémonie sur le pourtour méditerranéen.


S’en est suivi un démantèlement systématique du territoire de l'Empire Chérifien et de nombreuses tentatives de division, dont la séparation du territoire du Sahara marocain n’est qu’un exemple.


Après le départ des puissances coloniales, le Maroc n’a eu de cesse de revendiquer le rétablissement de sa souveraineté sur son Sahara. Fermement attaché à la légalité internationale et convaincu de la légitimité de sa cause et de la validité de ses arguments, le Royaume a entrepris de multiples initiatives sur le plan international, dont la soumission de la question à la Cour Internationale de Justice par l’Assemblée générale de l’ONU et, plus tard, la proposition d’un référendum.


Lorsque celui-ci s’est révélé irréalisable, le Maroc s’est engagé en faveur d'une solution politique définitive en soumettant son Initiative de large autonomie pour la Région du Sahara. Parallèlement, il a fait du développement socioéconomique du territoire recouvré, aujourd’hui partie de l’ensemble des Provinces du Sud, une priorité, focalisant ses investissements les plus importants sur des projets structurants.


De même, il ambitionne de faire de cette Région bien située stratégiquement, un portail vers l’Afrique subsaharienne et un pivot entre l’Afrique, l’Europe et l’Amérique. L’action du Maroc a été saluée par la Communauté internationale, qu’il s’agisse de la large reconnaissance du sérieux de l’initiative d’autonomie, seule solution crédible au conflit artificiel ou des multiples reconnaissances de la marocanité du Sahara, comme en ont attesté celle de décembre 2020 des Etats-Unis d’Amérique, les ouvertures de représentations consulaires à Laâyoune et Dakhla ainsi que les retraits et gels affectant cette reconnaissance de la "RASD", au caractère fallacieux et au potentiel de déstabilisation clairement établis.


Le Sahara : dernière colonie d’Afrique ?


Nous entendons souvent les médias et officiels algériens nous parler de "dernière colonie d'Afrique" pour appuyer une orientation politique.


Mieux, le langage onusien ne dit à aucun moment du Sahara qu'il s'agit de la dernière colonie africaine ou comme étant une colonie tout court.


Nul ne peut effacer de la mémoire collective, un passé qui démontre dans l’ensemble de ses expressions que le Sahara a toujours fait partie du Maroc et n’a jamais cessé de l’être. Preuve s’il en faut, la multitude des traités bilatéraux signés aux XVIIIe et XIXe siècles par le Royaume, ou encore les liens d’allégeance entre les Souverains du Maroc et les tribus du sud du Maroc, dont l’existence a unanimement été reconnue par la Cour Internationale de Justice en octobre 1975.


Le jour où le Maroc était l'unique état à demander à l'ONU de décoloniser son Sahara


En juin 1962, le Maroc a adressé une demande officielle à la commission de décolonisation de l’ONU demandant à l’Espagne d’entamer des négociations pacifiques pour rétrocéder les territoires restants de Tarfaya, de Sidi Ifni et du Sahara. Aucun autre pays ne s’est opposé à cette demande et ce, bien avant la création du groupe armé, sécessionniste et séparatiste du Polisario.


Les évolutions de l’histoire auront fait, que le Maroc récupère à la faveur de négociations documentées, Tarfaya en 1958, Sidi Ifni en 1969, puis le Sahara en 1975 suite à la signature des accords de Madrid. Ces Accords déposés auprès du Secrétaire Général des Nations Unies le 18 Novembre 1975, ont été entérinés par l’Assemblée Générale dans sa résolution 3458 B le 10 décembre de la même année.


Quelques preuves factuels de la marocanité du Sahara


  1. En 1863, l'Espagne avait fait appel au Sultan du Maroc, pour faire libérer leurs ressortissants qui avaient fait naufrage sur la côte du Sahara au large des côtes de l'OUed-Noun (S'agissait du navire l'Esmeralda). Pour les secourir et en vertu des conventions internationales reconnaissant la souveraineté du Maroc sur ce territoire, le Ministre d'Etat Espagnol avait sollicité le Sultan du Maroc parce qu'après ce naufrage, les marins avaient été séquestrés par les populations locales. Et l'Espagne avait tout simplement agit conformément à l’article 38 du Traité du 20 novembre 1861 afin d'user de son pouvoir pour sauver les marins captifs.

Source : ARTICLE 38 du traité entre Espagne et le Maroc signé le 20 novembre 1861


2. Le 13 mars 1895, le Gouvernement anglais avait conclu un arrangement dans lequel il reconnaissait la marocanité du Sahara et ceci dans son article premier où il indique que l’Oued Draa et le Cap Bojador et son intérieur marocain et cela suite au recours du Sultan Moulay Hassan 1 er à des moyens militaires et diplomatiques.


3. Lors du recouvrement progressif de sa souveraineté en 1956, Feu Sa Majesté Le Roi Mohammed V avait prononcé un discours le 25 février 1958, en présence des représentants des Tribus du Sahara marocain qui étaient venus lui prêter allégeance, un discours où il affirmait poursuivre : "le retour de notre Sahara dans le cadre du respect de nos droits historiques et selon la volonté de ses habitants". 


4. Le 16 décembre 1965, l’Assemblée générale de l'ONU va adopter la Résolution 2072 intitulée "Question d’Ifni et du Sahara espagnol" par laquelle elle demandait à l’Espagne de mettre fin à sa colonisation de Sidi Ifni et du Sahara et d’engager des négociations avec le Maroc puisque à ce moment il y avait aucun autre état ou mouvement qui revendiquait ces deux territoires.

4270 - Résolution 2072 intitulée Question d’Ifni et du Sahara espagnol
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CIJ et Marche Verte


Le 16 octobre 1975, la CIJ va rendre son avis consultatif et va reconnaître que des tribus du " Sahara occidental" étaient liées au Sultan du Maroc par les liens juridiques de l’allégeance (Bey’a).


Et c'est à ce moment là que le Maroc va organiser le 6 novembre 1975 la Marche verte afin de récupérer son Sahara. Ce qui va amener aux Accords de Madrid entre d'une part l'Espagne et de l'autre le Maroc et la Mauritanie.   Ces accords établissent les conditions du retrait espagnol et la partition du territoire entre les deux pays que sont le Maroc et la Mauritanie. La Déclaration a été enregistrée le 9 décembre 1975 et publiée au Recueil des Traités des Nations Unies.


Le 26 février 1976, le Représentant permanent de l'Espagne à l'ONU informa le Secrétaire Général que le Gouvernement espagnol mettait définitivement fin à sa présence au Sahara et se dégageait de toute responsabilité de caractère international. Cette déclaration vient éteindre les allégations qu'on entend encore de nos jours selon laquelle l'Espagne reste la puissance administrante du Sahara.  


Puisque le 15 juillet 2020, Le Front Polisario a appelé l'Espagne à assumer sa responsabilité juridique en tant que puissance administrante sur le territoire du Sahara occidental prétextant que cette responsabilité reste valable tant que le "peuple sahraoui" n'est pas indépendant, ce qui est faux puisque l'Espagne s'est déjà officiellement déchargé de cette responsabilité en 1976 !


Si le Sahara est marocain, pourquoi l'avoir partagé avec la Mauritanie ?


Il faut savoir que c'est tout à fait licite en droit international et ça n'est pas un fait nouveau de voir des cessions de parties de territoire ailleurs dans le monde pour parvenir à une paix. Et c'était justement ce qui animait le Maroc et la Mauritanie qui souhaitaient faciliter la constitution de ce fameux "Grand Maghreb".


C'est d'ailleurs dans cet esprit que le 15 juin 1972, un accord sur le tracé des frontières va été conclu entre le Maroc et l’Algérie.

1103 - 15 JUIN 72 - ACCORD FRONTIERES
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Quand l'Algérie constate que le Maroc est entrain de récupérer son Sahara, elle a peur pour le Sahara oriental et va vouloir créer un problème pour retarder l'échéance en reprochant au Maroc ce partage avec la Mauritanie alors qu'en 2000, l'Algérie avait accepté une solution de partage du territoire avec le Polisario.

1104 - 19-02-2002 - Propostion algérie partage Sahara
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L'organisation d'un Référendum


En 1991 va naître la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un Référendum au "Sahara occidental"60 (MINURSO), dont le siège est à Laâyoune.

0051 - CREATION MISSION MINURSO
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C’est Feu Sa Majesté Le Roi Hassan II qui en 1981, lors du Sommet de l’Organisation de l’Unité Africaine à Nairobi, avait proposé l’organisation d’un référendum d’autodétermination afin de régler la question du Sahara.



C'est comme d'habitude et à chaque fois l'Algérie qui réagit pour saboter ce referendum avant même le Polisario ce qui prouve le véritable rôle qu'elle tient en tant que partie prenante.


L'Algérie va manipuler à répétition les listes d'identification des sahraouis candidats au droit de vote et en demandant au Maroc de négocier directement avec le Polisario qu'elle avait en toute illégalité admit à l'Organisation de l'Unité Africaine en février 1982.


Dossier de l'ambassade du Maroc pour mieux comprendre le dossier.

Moroccan Sahara - FR
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A rappeler que toutes les résolutions du Conseil de Sécurité adoptées depuis 2007 soulignent la prééminence de l’initiative marocaine d’autonomie en tant que base sérieuse et crédible et seul point d’arrivée du processus politique.


Portail du Sahara Marocain : https://www.sahara.ma/fr

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