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HOUMMANE EL FETOUAKI


Natif du Haouz (tribu des Fetouakas 1908) dans la région de Marrakech, dans une famille de paysans, Hoummane n’a pas été scolarisé. A l’âge 20 ans, il décide de quitter le foyer familial pour chercher un emploi dans la ville de Tétouan, alors sous protectorat espagnol. C’est là qu’il s’engage dans les rangs de l’Armée espagnole en tant que soldat. Il y passera presque six ans avant de revenir s’installer à Marrakech au milieu des années 1940. Il intègre les cellules secrètes menées par Mohamed Zerktouni et crée à son tour plusieurs cellules à Marrakech avant de passer à l’action en mars 1954.


Sa première opération a lieu le 5 marscà la mosquée Koutoubia, où deux bombes sont lancées. Le pacha Thami El Glaouin, principale cible, en sort indemne. Le 19 mars, les résistants marrakchis récidivent à la mosquée Berrima, jouxtant le palais. Sachant que le sultan Mohammed ben Arafa en visite à Marrakech y faisait sa prière, le jeune Ahmed Ben Ali y dépose une bombe. Le « sultan » ainsi que six membres de sa garde rapprochée sont blessés.

 

Le réseau El Fetouaki abat le commissaire du gouvernement près du tribunal chérifien Maurice Monier le 15 mai 1954, rate de peu le Résident général Augustin Guillaume lors de sa visite d’adieu à Marrakech le 25 mai 1954, et blesse de plusieurs balles de général d’Hauteville le 20 juin 1954. Mais, à la suite de l’assassinat du contrôleur civil délégué aux affaires urbaines Claude Jean Thivend le 23 juillet 1954 et à la tentative d’assassinat du président de la chambre de commerce marocaine le 25 juillet 1954, le réseau fut démantelé en août 1954. Hoummane El Fetouaki est arrêté avec dix autres membres de la cellule.


El Fetouaki fut condamné à mort, mais il n’a pas été exécuté les autorités coloniales essayaient d’amadouer le mouvement de résistance en leur faisant miroiter une éventuelle amnistie. Le 9 avril 1955, au moment de son exécution, tout comme Rachidi il refusa de porter un bandeau sur les yeux.


Moins de sept mois plus tard, l’administration française entamera les négociations d’Aix-les-Bains qui vont baliser le chemin du retour d’exil du sultan Mohammed ben Youssef et l’indépendance du Maroc.

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