LE SÉNÉGAL PERD PAR FORFAIT 3-0, LE MAROC CHAMPION D'AFRIQUE !
- Brahim Al Maghribi
- il y a 4 heures
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Ce qui s’est produit restera comme l’un des tournants les plus marquants de l’histoire récente du football africain. Dans une décision exceptionnelle et lourde de conséquences, la Confédération Africaine de Football (CAF), à travers sa Commission d’Appel, a officiellement invalidé le résultat de la finale de la CAN Maroc 2025, retirant le titre au Sénégal pour l’attribuer au Maroc sur tapis vert.
Ce verdict, fondé sur l’application des articles 82 et 84 du règlement de la CAN, ne laisse aucune place à l’ambiguïté : l’équipe nationale du Sénégal est reconnue coupable d’infractions graves ayant entaché la régularité de la finale. En conséquence, le match est déclaré perdu par forfait, avec un score officiel de 3–0 en faveur de la Fédération Royale Marocaine de Football.
Derrière cette décision, la CAF reconnaît explicitement que le comportement de la sélection sénégalaise relève d’une violation réglementaire suffisamment sérieuse pour remettre en cause l’intégrité même de la rencontre. Ce point est central : on ne parle pas ici d’une erreur d’arbitrage ou d’un fait de jeu contesté, mais bien d’une faute reconnue et juridiquement encadrée par les textes officiels de la compétition.
La FRMF, en introduisant son recours, a donc fait preuve d’une maîtrise totale des mécanismes juridiques du football africain. Là où certains auraient renoncé, le Maroc a choisi la voie du droit, du règlement et de la légitimité. Et c’est précisément cette rigueur qui a fini par s’imposer.
Dans son communiqué, la CAF va encore plus loin en annulant la décision initiale de la commission disciplinaire. Cela signifie que l’instance d’appel a non seulement donné raison au Maroc, mais qu’elle a également estimé que la première décision était erronée. Une reconnaissance forte, rare, et symboliquement puissante.
Parallèlement à cette décision majeure, plusieurs incidents liés à la rencontre ont été examinés. Le cas d’Ismaël Saibari a été partiellement retenu, avec une sanction réduite à deux matchs de suspension, dont un avec sursis, et l’annulation de l’amende initiale. Concernant les événements autour du terrain, ramasseurs de balles, interférences autour de la VAR ou encore usage de laser, la responsabilité de l’organisation marocaine a été reconnue sur certains points, mais les sanctions ont été globalement allégées.
Ces éléments montrent une chose essentielle : la CAF a traité ce dossier dans sa globalité, en distinguant clairement les responsabilités. Mais surtout, elle a maintenu l’essentiel, la victoire juridique du Maroc comme point central et incontestable.
Ce renversement de situation est historique. Dans les grandes compétitions internationales, les décisions de ce type sont extrêmement rares, tant elles impliquent des conséquences sportives, politiques et symboliques majeures. Retirer un titre continental après une finale est un acte exceptionnel qui ne peut être justifié que par des faits d’une gravité indiscutable.
Pour le Maroc, cette décision dépasse le simple cadre sportif. Elle vient consacrer une approche fondée sur la rigueur, la légalité et la défense des intérêts nationaux dans les instances internationales. Elle envoie également un message clair à l’ensemble du continent : le respect des règles n’est pas une option, et aucune équipe, quelle que soit sa stature, n’est au-dessus des règlements.
Dans un contexte où les compétitions africaines sont parfois entachées de polémiques ou de décisions contestées, cette affaire marque peut-être un tournant vers plus de transparence et de fermeté institutionnelle.


