Rabat
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LE SITE DU CHELLAH


Le site du Chellah est probablement le lieu du plus ancien établissement humain à l'embouchure du Bou Regreg. Le site conserve des ruines d'une ville romaine, avec forum, arc de triomphe, basilique. Le site est abandonné lorsqu'en 1154, les Mérinides le choisissent pour y édifier leur nécropole, achevée en 1339. La nécropole est limitée par une enceinte percée de trois portes : la porte principale dite Porte de Sidi Yahia, la Porte des Jardins et la Porte de la Source du Paradis. La nécropole comprend une salle d'ablutions, une zaouïa avec un oratoire, un minaret, et plusieurs salles funéraires.


Le Chellah conserve les vestiges d'une ville romaine. Les fouilles ont révélé la présence d'une agglomération d'une certaine importance, celle de la ville citée sous les noms de Sala, par Ptolémée, et de Sala Colonia, dans l'itinéraire d'Antonin. Les restes du Decumanus Maximus ou voie principale ont été dégagés ainsi que ceux d'un forum, d'une fontaine monumentale, d'un arc de triomphe, d'une basilique chrétienne, etc.


La voie principale de Sala a été suivie par des sondages exécutés en direction du port antique sur le Bouregreg, port aujourd'hui ensablé. Ainsi, la ville romaine dépassait l'enceinte mérinide en direction du fleuve.


Les Banou Ifren s'emparèrent de la villeau XIe siècle et elle fut une de leurs métropoles jusqu'à ce que qu'elle passe sous le pouvoir des Almoravides.


Protégée par une enceinte importante à laquelle on accède par une porte monumentale, la nécropole mérinide contient notamment une salle d'ablutions, une zaouïa avec un oratoire, un minaret paré de zellige et plusieurs salles funéraires, telle celle d'Aboul Hassan dont la stèle, finement décorée, repose sous un auvent à mouqanas. Plus tard, Abû `Inân Fâris, son fils, affecta pour l'entretenir les revenus d'un bain mérinide de Rabat, le hammâm Ej-Jdîd.


La porte de la nécropole est une porte majestueuse et guerrière. Puissante, elle est flanquée de deux bastions semi-octogonaux avec des encorbellements surmontés de merlons pointus. Cette porte de forteresse ouvre sur une petite oasis, un havre de paix d'une dizaine d'hectares où la tranquillité des lieux est interrompue de temps à autre par le claquement de bec des cigognes. Paysage clos et enchanteur, jardin à l'atmosphère magique où le sanctuaire du fondateur est au creux d'un vallon dans lequel serpente la source d'Aïn Mdafa.



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