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LES MINES DE GARA DJEBILET


Cette publication a pour objectif de vous informer nos compatriotes sur les mines de Gara Djebilet ainsi que son historique et l'exploitation suivant plusieurs traités.


Le gisement de Gara Jebilet est situé à 130 Km au Sud Est de la ville de Tindouf, dans le Sahara oriental historiquement marocain, à 380 Km à vol d’oiseau de l’océan atlantique et à 1600 Km au sud de la côte méditerranéenne algérienne. Le gisement est facilement accessible par route à partir de la ville de Tindouf (130Km) et est également relié à Béchar par route (980 Km).


Pourquoi le Maroc est indirectement lié à l'exploitation de cette mine de gara jbiet ?


Il y a d’abord les accords d’Ifrane de 1969 qui ne parle pas de frontière tracé et de régions mais de paix et de règlement des conflits via une commission bilatérale mais surtout les amis, il est indiqué que ce traité est valable 20 ans !


En 1972, il a été ajouté à la convention bilatérale l’exploitation des mines de Gara Jebilet l'exploitation marocco-algérienne des richesses de Gara Jebilet, l’exportation du fer par les ports marocains de l’Océan Atlantique de Tarfaya et la création d’un village ouvrier à la frontière entre les deux pays. Il ne faut pas oublier que les mines de cette région renferment la plus grande réserve mondiale de fer et que l’Algérie n’a ni les moyens ni le savoir-faire pour l’exploiter seule pour les raisons expliqués précédemment. Les accords bilatéraux prévoient aussi la mise sur place d’une société commune entre Maroc et Algérie pour la gestion des mines.



Pour SM Hassan II, il n’était pas question de discuter le problème des frontières après les accords d'Evian et départ de la France . Même chose pour Feu SM Mohammed 5 qui avait refusé de négocier avec la France le problème des frontières et plutôt attendre que les Algériens soit indépendants. Et comme on le sait, le FLN n’a pas tenu parole et dès les premiers mois après le départ des français, l'Algérie a étiqueté le Maroc comme un pays sur lequel il faut se méfier, voire un ennemi.


Après la découverte de la mine de Ghar Jbeilat en 1952 par la France, plusieurs études ont été réalisé afin d'exploiter cette superficie de plus de 131 km2 mais les rapports font tous états de plusieurs problématiques. Parmi les défis, c'est surtout la présence importante de phosphore, ce qui réduit la qualité du métal et pour éliminer ce phosphore, cela nécessite un processus complexe et couteux nécessitant des technologie importante comme celle de la Russie par exemple qui est un des leaders en tant que producteurs de minerai de fer avec la chine, le brésil et l'Australie.



En plus de la présence du phosphore il y a d'autre problème important, la nécessité d’utiliser beaucoup d’eau et d’énergie, deux ressources qui sont rares dans le bassin géologique de Tindouf où se trouve ce gisement.


En ce qui concerne l’eau, l’Agence Nationale des Ressources en Eau (ANRH) a fait le bilan sur les ressources en place avec toutes les données géophysiques disponibles et les résultats des forages existants dont le débit semble trop faible entre 2 et 14 litres par seconde maximum.


Cette étude est arrivée à la conclusion que les ressources en eau disponibles dans la région sont insuffisantes pour l’exploitation d’un gisement pareil, ce qui nécessite d’autres solutions au problème d’eau.


Il y a aussi un besoin en énergie Or jusqu’à maintenant et malgré des travaux de recherche de la Sonatrach, une seule petite découverte de gaz naturel a été faite pas très loin de Tindouf mais ne renfermerait guère plus de 2 à 3 milliards de mètre cubes, ce qui est insuffisant pour une exploitation qui va durer pendant plusieurs décennies.


L’investissement nécessaire pour régler ces deux défis de l'eau et l'énergie est estimé à 4,5 milliards de dollars.


A cela s'ajoute l’investissement de ce fameux projet de la voie ferrée annoncé par Tebboune entre Tindouf et Bechar pour transporter le minerai. Ce projet de voie ferré a un cout et est estimé à environ 6,5 milliards de dollars, sans oublier les équipements et infrastructures d’exploitation qui devrait dépasser les 6 milliards de dollars.


Le 15 juin 1972, Algérie et Maroc ont signé cet accord fixant la frontière. mais cet accord ne peut être entériné qu'après avoir été présentés au Parlement comme stipulé par la constitution. Il n'y a donc jamais eu d'accord définitif.

 

Et même dans l'éventualité où cela aurait été le cas, l'Algérie a fait de multiples troues dans ces accord. D'après le Droit international, un accord contient des termes et lorsqu'il sont signé par deux parties il faut en respecter l'ensemble des termes !


Et lorsque le régime algérien viol un article de l'accord de 72 en publiant et annonçant officiellement le 24/06/2023 un accord de partenariat à Tindouf, entre l'Entreprise Nationale de Fer et d'Acier (FERAAL), et le consortium chinois (CMH), portant exploitation des minerais de fer de la mine de Gara Djebilet-Ouest, c'est très explicite !


En agissant de la sorte, en signant des accords avec les Chinois pour exploiter seule les mines de Gara Jebilet, l’Algérie avait déjà violé les accords concernant les frontières avec le Maroc qu'elle agite pour nous rappeler que la question des frontières a été entériné par les deux parties !.

 

Le Maroc est donc en droit d'envoyer ses accords aux oubliettes pour les raisons énoncé et réclamer les régions formant le Sahara Oriental. Le Maroc attendra le bon moment et pourra saisir les instances internationales.


15 JUIN 1972 - CONVENTION TRACE FRONTIERE MAROC ALGERIE
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