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NACER EL DJEN, LA BOMBE À RETARDEMENT QUI HANTE TEBBOUNE ET CHENGRIHA

  • 19 sept. 2025
  • 4 min de lecture
NACER EL DJEN, LA BOMBE À RETARDEMENT QUI HANTE TEBBOUNE ET CHENGRIHA

L’Algérie vit un séisme sécuritaire dont les répliques risquent de secouer tout l’appareil militaire du pays. Depuis la nuit du 17 au 18 septembre 2025, le général Abdelkader Haddad, plus connu sous son alias Nacer El Djen, ancien patron de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), est introuvable. Celui qui fut l’homme de confiance du régime, la boîte noire des services secrets algériens, s’est évaporé sous les yeux mêmes de ses gardiens, déclenchant une panique sans précédent dans la capitale.


Les premières informations, largement relayées par la presse en ligne et sur les réseaux sociaux algériens, évoquent une évasion de sa résidence surveillée. Les heures qui ont suivi ont transformé Alger et sa périphérie en véritable camp retranché : barrages à chaque carrefour, fouilles systématiques, contrôles de bus avec chiens renifleurs, circulation bloquée durant des heures, unités spéciales déployées autour de la présidence et des sites stratégiques. Le pays tout entier a pu constater l’ampleur d’un dispositif exceptionnel visant officiellement un seul homme. Cette réaction démesurée trahit un fait bien plus grave : ce général, qui a dirigé les services les plus sensibles d’Algérie, détient des secrets qui pourraient faire vaciller le régime.



Pour comprendre cette onde de choc, il faut rappeler qui est Nacer El Djen. Son vrai nom, Abdelkader Haddad, est associé à la décennie noire des années 1990 et aux méthodes les plus brutales de la répression. Longtemps marginalisé, il fut rappelé par Abdelmadjid Tebboune et Saïd Chengriha pour ses « qualités d’homme fort ». De 2021 à 2025, son ascension fut fulgurante : direction de la sécurité de l’armée, puis, en juillet 2024, nomination à la tête de la DGSI. Durant l’élection présidentielle anticipée de décembre 2024, il fut l’architecte de la répression du Hirak et de l’élimination de toute contestation, garantissant au régime un second mandat sans vague. En échange, il gagna un pouvoir démesuré et accumula des dossiers compromettants sur la corruption touchant les plus hautes sphères du pouvoir, y compris l’entourage direct du président et du chef d’état-major.


Mais l’homme qui protégeait le régime devint trop dangereux pour ses propres maîtres. En mai 2025, il est brutalement limogé. En juillet, arrêté puis placé en résidence surveillée. Début septembre, son incarcération définitive semblait imminente. C’est à ce moment qu’il disparaît. Certains parlent d’une fuite orchestrée vers l’Espagne par voie maritime, d’autres évoquent l’aide de six officiers complices, ou encore une opération interne visant à le protéger. Rien n’est confirmé, mais une certitude s’impose : une évasion de ce calibre ne peut avoir eu lieu sans complicités au plus haut niveau.


Le pouvoir algérien, en état de panique, a redouté plus qu’une simple fuite : il a craint un coup de force. Pourquoi sinon déployer un tel arsenal autour du palais présidentiel et des sites stratégiques ? Pourquoi paralyser Alger pendant des heures, comme si une menace insurrectionnelle planait ? Cette réaction révèle la peur viscérale qui ronge les dirigeants : celle d’un retour de bâton de leurs propres créatures, formées à la violence et nourries de leurs secrets.


Cette affaire n’est pas isolée. Depuis des années, les purges dans l’armée et les services se multiplient. Le général Ghali Belkecir, ancien chef de la gendarmerie, est en fuite depuis 2019 et a été condamné à 20 ans de prison par contumace. Habib Chentouf, ancien patron de la première région militaire, a trouvé refuge en Europe après un mandat d’arrêt. D’autres, comme Chérif Abderrazak, ont disparu lors de séjours médicaux à l’étranger. Le cas de Nacer El Djen s’inscrit dans cette longue série de fractures au sommet, signe d’un régime rongé de l’intérieur.


Face à ce chaos, les relais de propagande algériens ont tenté, ces derniers jours, de détourner l’attention en lançant une rumeur grotesque sur une prétendue « défection » du général d’armée Mohammed Berrid, inspecteur général des FAR marocaines. La manœuvre est risible : Berrid représentait officiellement le Maroc à Paris le 7 septembre lors d’une rencontre de haut niveau, puis présidait, le 18 septembre, une cérémonie en l’honneur des retraités de la zone Sud à Agadir. Tandis que les intox visaient à salir l’armée marocaine, l’Algérie sombrait dans une crise sécuritaire bien réelle, où l’un de ses plus puissants hommes est désormais fugitif.


La fuite de Nacer El Djen, si elle est confirmée, représente plus qu’une humiliation pour le régime : c’est une brèche dans son appareil sécuritaire. Car cet homme n’a pas pu s’évaporer seul. Il a bénéficié d’un réseau, de complicités internes, peut-être même d’alliances secrètes au sein des clans militaires. En ce sens, sa disparition n’est pas seulement l’échec d’un dispositif, c’est le révélateur d’une révolte silencieuse qui gagne les services eux-mêmes, épuisés par l’arbitraire et les purges.


Tandis que le Maroc renforce la stabilité et la loyauté de ses institutions militaires sous le commandement de SM le Roi Mohammed VI, l’Algérie montre au grand jour les fissures béantes de son régime. Un pouvoir qui se voulait inébranlable se découvre vulnérable, menacé non par son peuple, mais par ses propres gardiens.

8 commentaires


Membre inconnu
20 sept. 2025

Salam

Comment vous contacter au sujet d'un escroc qui a fuit le Maroc avec l'argent de beaucoup de Marocains

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Membre inconnu
20 sept. 2025

Ça craint... la puissance de frappe régionale 😩

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Membre inconnu
20 sept. 2025

Hahahha un seul homme s'est joué de tout le système sécuritaire algérien, c'est dire le niveau de l'autoproclamée "puissance régionale" ils ont déployé tous les troufions que compte l'algéchie pour un résultat nul

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Membre inconnu
19 sept. 2025

Du coup, un des généraux de alkheria a pris la fuite.. ah sacré karghoulis de vouloir détourner l’information sur un des nôtres.

La vérité arrive toujours meme si elle prends l’escalier 🤣🤣

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Membre inconnu
21 sept. 2025
En réponse à

Pour instant l algérien met enceinte la française et ma marocaine 😉🤣🤣🤣🤣ok senghouli allez va récupérer c'est marocaine violé dans les champs de fraise en Espagne...asile psy cette création française HUBERT LYAUTEY 🤣 enfants soldats sénégalais portugais espagnole français et touristes

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