MERIEM EL YAJOURI, UNE MAROCAINE À LA NASA
- 19 déc. 2025
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Meriem El Yajouri est une astrophysicienne marocaine née et élevée au Maroc. En novembre 2017, elle indiquait dans la presse avoir 25 ans, ce qui situe sa naissance autour de 1992, sa date et sa ville précises ne sont pas encore rendues publique.
Après des études en physique fondamentale au Maroc, elle poursuit en France un Master de physique à l’Université Pierre-et-Marie-Curie puis un Master recherche en astrophysique cohabilité par l’Observatoire de Paris. Elle y soutient en 2018 une thèse consacrée aux « Diffuse Interstellar Bands », ces signatures spectrales mystérieuses du milieu interstellaire (marques dans le spectre de la lumière où chaque atome ou molécule laisse des raies à des longueurs d’onde fixes, ce qui permet d’identifier la substance à distance). Ses travaux, qui combinent observations de haute résolution et analyses fines des poussières et molécules interstellaires, sont distingués par le Prix de doctorat de l’Union Astronomique Internationale. Elle enchaîne ensuite des expériences de recherche de premier plan : séjour scientifique à l’Observatoire Européen Austral au Chili, puis post-doctorat (2021-2024) à l’Institut d’Astrophysique Spatiale (CNRS/Université Paris-Saclay), avec un financement du CNES.
En parallèle, elle s’engage fortement dans la médiation scientifique :
cofondatrice de SpaceBus Maroc,
coordinatrice nationale de l’Union Astronomique Internationale pour le Maroc,
animatrice de projets qui amènent l’astronomie dans les régions éloignées et auprès des jeunes publics.
Culmination de ce parcours : en 2025, Meriem El Yajouri rejoint le Space Telescope Science Institute, centre scientifique de la NASA pour Hubble et James-Webb. C’est une étape majeure, et un motif de fierté nationale. Entrer au STScI, c’est accéder au cœur des données et des décisions qui façonnent l’astrophysique mondiale et c’est aussi porter, depuis Baltimore, la voix d’une scientifique marocaine au plus haut niveau. Pour les jeunes du pays, c'est un message fort : on peut partir d’une vocation née au Maroc, viser l’excellence, et s’imposer sur la scène internationale. Son arrivée au STScI n’est pas une simple ligne de CV : c’est un espoir pour l’écosystème scientifique marocain, une invitation à élargir nos ambitions et à investir dans la recherche, l’éducation et la culture scientifique.











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