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OBÉISSANCE AU ROI, COMPRENDRE LA SPÉCIFICITÉ DE LA MONARCHIE MAROCAINE

OBÉISSANCE AU ROI, COMPRENDRE LA SPÉCIFICITÉ DE LA MONARCHIE MAROCAINE

Dans le débat contemporain, la question de l’obéissance au Roi du Maroc est parfois déformée, instrumentalisée, voire caricaturée. Certains relais hostiles au Royaume du Maroc tentent de présenter l’attachement des Marocains à leur Souverain comme une forme de soumission aveugle ou d’idolâtrie. Une telle lecture trahit une méconnaissance profonde de l’histoire institutionnelle du Royaume, de son socle religieux et de la nature même de la monarchie marocaine.


Au Maroc, la monarchie ne se réduit pas à une fonction politique comparable à un mandat présidentiel. Elle s’inscrit dans une continuité historique plus que millénaire, structurée autour du pacte d’allégeance, la bay‘a, qui unit le Trône et la Nation. Cette relation n’est pas un acte d’adoration, mais un engagement juridique, religieux et politique fondé sur la responsabilité réciproque. Le Roi n’est pas un monarque de circonstance : il est le garant de la stabilité, de l’unité territoriale et de la continuité historique du Royaume.


SM le Roi Mohammed VI, qu’Allah L’Assiste, exerce une double fonction consacrée par la Constitution : Chef de l’État et Amir Al-Mouminine. Cette dernière qualité renvoie à une dimension spirituelle centrale dans l’histoire marocaine. Depuis les dynasties idrisside, almoravide, almohade, saadienne puis alaouite, la légitimité du pouvoir s’est construite autour de la protection de la religion, de la préservation du rite malékite et de l’unité doctrinale du pays. L’historien Abdallah Laroui a souvent rappelé que la monarchie marocaine est une institution d’enracinement long, façonnée par l’histoire et adaptée aux mutations contemporaines sans rupture de légitimité.



La commanderie des croyants confère au Souverain une responsabilité religieuse qui dépasse la simple administration. Elle implique la garantie de la liberté du culte, la régulation du champ religieux, la lutte contre l’extrémisme et la préservation du juste milieu. Dans ce cadre, l’obéissance au détenteur de l’autorité s’inscrit dans une tradition islamique clairement établie. Le verset 4:59 de la sourate An-Nisa stipule : « Ô vous qui avez cru ! Obéissez à Allah, obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement. » Les recueils authentiques de hadiths, notamment Sahih al-Bukhari et Sahih Muslim, rappellent également l’interdiction de provoquer la division et la fitna, sauf en cas de mécréance manifeste et prouvée.


La notion d’al-wala’, loyauté et attachement légitime, ne relève pas d’un culte de la personnalité. Elle signifie fidélité à l’ordre légitime, à l’unité de la communauté et à la stabilité collective. Les grands juristes de l’islam, parmi lesquels l’imam Ahmad ibn Hanbal, ont souligné que la révolte n’est permise que dans des conditions extrêmement strictes, lorsque l’injustice conduit à une négation claire des fondements religieux et que son renversement ne provoque pas un mal plus grand encore. L’histoire musulmane montre que les soulèvements incontrôlés ont souvent engendré chaos et fragmentation.



Comparer cette réalité à celle de systèmes républicains récents relève d’un contresens historique. Le Maroc est une monarchie pluriséculaire dont la légitimité ne s’est pas construite dans les ruptures militaires ou les cycles de coups d’État. La continuité dynastique alaouite, reconnue au-delà des frontières nationales, repose notamment sur une filiation chérifienne rattachée au Prophète Muhammad ﷺ, élément constitutif de la légitimité spirituelle du Trône. Cette dimension ne procède pas d’une invention contemporaine mais d’une reconnaissance historique attestée dans les chroniques et les correspondances diplomatiques anciennes.


Le respect manifesté envers le Roi, y compris à travers des gestes protocolaires comme le baisemain, s’inscrit dans une tradition culturelle de déférence présente dans de nombreuses sociétés. Il ne s’agit ni d’un acte d’adoration ni d’un soujoud. En jurisprudence islamique, le soujoud est un acte cultuel précis, codifié, impliquant l’intention d’adoration exclusivement vouée à Allah ﷻ. Assimiler un geste de respect protocolaire à une prosternation religieuse relève d’une confusion volontaire ou d’une ignorance des catégories juridiques islamiques.


L’attachement des Marocains à leur Souverain ne relève donc pas d’une idolâtrie, mais d’une conception organique de l’État où le Roi incarne l’unité, la continuité et la protection. Dans l’histoire nationale, Feu SM le Roi Hassan II a consolidé cette dimension en préservant l’intégrité territoriale du Royaume dans des contextes régionaux instables. Aujourd’hui, sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI, qu’Allah L’Assiste, le Maroc poursuit son développement institutionnel, économique et diplomatique, tout en demeurant fidèle à ses constantes religieuses et nationales.



L’Islam appelle à la lucidité et à la cohésion : « Et tenez fermement ensemble à la corde d’Allah et ne vous divisez pas » (Sourate Âl ‘Imrân, 3:103). La divergence d’opinion est permise, mais elle doit s’inscrire dans le respect des institutions et la préservation de l’unité nationale. L’histoire montre que les nations qui rompent avec leurs fondements symboliques s’exposent à l’instabilité. Le Maroc, lui, a choisi la continuité, la réforme graduelle et l’ancrage spirituel.


OBÉISSANCE AU ROI, COMPRENDRE LA SPÉCIFICITÉ DE LA MONARCHIE MAROCAINE

Il convient également de replacer les campagnes de dénigrement à la monarchie marocaine dans une perspective géopolitique plus large. Les adversaires historiques du Maroc ont parfaitement identifié que la monarchie constitue le socle central de la stabilité nationale. Institution millénaire, garante de la continuité de l’État, de l’unité territoriale et de l’équilibre religieux à travers la fonction d’Amir Al-Mouminine exercée par SM le Roi Mohammed VI, qu’Allah L’Assiste, elle représente le point d’ancrage du modèle marocain. Dès lors, ceux qui cherchent à affaiblir le Royaume savent qu’ils ne peuvent espérer le fragiliser qu’en tentant d’éroder la confiance entre le Trône et le peuple. Les discours hostiles, les comparaisons biaisées et les tentatives de semer le doute ne relèvent pas du hasard : ils s’inscrivent dans une logique stratégique visant à altérer l’unité nationale. Dans un environnement régional marqué par des ruptures institutionnelles et des instabilités chroniques, le Maroc a fait le choix de la continuité, de la réforme graduelle et de la cohésion. C’est précisément cette singularité que certains régimes peinent à accepter et cherchent, par la rhétorique et la désinformation, à remettre en cause.


Comprendre la monarchie marocaine, c’est comprendre qu’elle est à la fois institution politique, autorité religieuse et symbole d’unité. Elle constitue un pacte historique, et ce pacte, forgé au fil des siècles, demeure l’un des piliers de la stabilité et du rayonnement du Royaume.

1 commentaire


Youssef.B
Youssef.B
il y a une heure

Au Maroc, le Roi est aussi Commandeur des croyants. Dans notre religion, l’unité et le respect de l’autorité légitime sont essentiels, comme le rappellent le Coran et la Sunna. C’est un principe clair, ancré dans notre religion. Merci à Maroc Patriotique pour cet éclairage juste.

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