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MÉDERSA BEN YOUSSEF À MARRAKECH, L’ART MAROCAIN AU SERVICE DU SAVOIR
En 1564-1565, le sultan Abdallah al-Ghalib donne à la médersa Ben Youssef le visage saadien que présente aujourd’hui le site officiel du monument. Au cœur de Marrakech, cette ancienne maison d’étude réunit l’ambition des souverains bâtisseurs, la précision des artisans marocains et une mémoire du savoir que les restaurations continuent de transmettre. Au cœur de la médina de Marrakech, à quelques pas du mouvement des souks, le passage vers la cour de la médersa Ben Youssef ch

Brahim
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LE MENFOUKH, LE BRACELET BOMBÉ QUI RACONTE L'ORFÈVRERIE CITADINE DE FÈS
Au poignet des mariées de Fès depuis des générations, un bracelet d'or bombé et entièrement ajouré résume à lui seul toute une civilisation urbaine du bijou : celle des maâlems fassis, héritiers d'un savoir-faire né de la rencontre entre l'Andalousie et le Maroc. Dans le grand répertoire des bijoux traditionnels du Royaume, il existe une frontière nette entre deux mondes. D'un côté, les parures rurales et amazighes, massives, travaillées en argent, souvent ornées de corail et

Brahim
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LA DYNASTIE ALMORAVIDE
En 1086, à Zallaqa, un souverain berbère venu du fin fond du Sahara inflige à Alphonse VI de Castille l'une des pires défaites de la Reconquista. Trente-huit ans plus tôt, ses coreligionnaires n'étaient qu'une poignée de guerriers-moines retranchés dans un ribat perdu du désert. Entre le Sénégal et l'Èbre, les Almoravides vont fonder Marrakech et bâtir le premier grand empire né sur le sol marocain.

Brahim
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AL RAYT, L’HISTOIRE MÉCONNUE DU BARRAD MAROCAIN
Silhouette ventrue, bec allongé, couvercle ciselé : le berrad accompagne le rituel du thé marocain depuis si longtemps qu'on l'imagine immémorial. Son histoire commence pourtant au 19e siècle, à des milliers de kilomètres de Fès, dans les ateliers de Manchester, autour d'un nom anglais devenu un mot de darija : rayt. Dans les maisons marocaines, le barrad ou plus communément le berred fait partie de ces objets dont la présence semble presque immémoriale. Sa silhouette ventrue

Loubna
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UN MANUSCRIT MÉDICAL D'IBN TOUFAIL, SAVANT MAROCAIN DU XIIE SIÈCLE, ENTRE DANS LA MÉMOIRE DU MONDE DE L'UNESCO
Le 17 avril 2025, l'UNESCO a inscrit à son registre Mémoire du monde un manuscrit vieux de huit siècles conservé à Fès, un poème de 7 700 vers dans lequel un savant marocain du XIIe siècle avait entrepris de classer méthodiquement toutes les maladies connues de son temps et leurs traitements. Son auteur, Ibn Toufail, est resté célèbre pour tout autre chose : un roman philosophique qui allait, plusieurs siècles plus tard, inspirer Robinson Crusoé. C'est un nouveau joyau du pat

Brahim
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MAROC, L'HISTOIRE SECRÈTE D'UNE MOSAÏQUE LINGUISTIQUE MILLÉNAIRE
Le 17 décembre 2024, le Haut-Commissariat au Plan livre un chiffre qui dit tout de la complexité linguistique du Royaume, 24,8 % des Marocains déclarent parler l'amazigh au quotidien, contre 27,5 % vingt ans plus tôt. Entre ces deux dates, rien n'a vraiment changé sur le terrain, si ce n'est la manière de compter une réalité vieille de trois mille ans. Car derrière ce pourcentage se cache un empilement de civilisations, phénicienne, romaine, arabe, andalouse, subsaharienne, f

Brahim
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L’AKAR FASSI, LE ROUGE EMBLÉMATIQUE DE LA BEAUTÉ MAROCAINE
Avant les rouges à lèvres en tube et les palettes de maquillage, les femmes marocaines disposaient déjà de pigments végétaux capables de donner aux lèvres, aux paupières et aux joues une couleur rouge intense et naturelle. Parmi eux, l'Akar Fassi occupe une place particulière. Associé à la ville de Fès et longtemps transmis dans les traditions de beauté marocaines, ce pigment est devenu l'un des produits les plus reconnaissables de la cosmétique traditionnelle du Royaume. Pou

Loubna
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LA NILA, LE SECRET BLEU DES RITUELS DE BEAUTÉ MAROCAINS
Dans les rituels de beauté marocains, certaines matières sont immédiatement reconnaissables à leur couleur, leur texture ou leur parfum. La nila se distingue par quelque chose de plus spectaculaire encore : sa couleur bleu profond. Utilisée depuis des générations dans les pratiques traditionnelles de beauté, notamment dans le Sud marocain et dans les rituels associés au hammam, cette poudre bleue connaît aujourd'hui une nouvelle popularité auprès des amateurs de cosmétique na

Loubna
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LES KASBAHS DES OASIS DU DRÂA, MILLE ANS D'ARCHITECTURE EN TERRE CRUE AU SERVICE DES ROUTES TRANSSAHARIENNES
Entre Ouarzazate et M'hamid El Ghizlane, sur près de trois cents kilomètres, la vallée du Drâa déroule ce que les voyageurs appellent la route des mille kasbahs. Ce nom est à peine une hyperbole. Tout au long de cette vallée qui fut pendant des siècles la principale voie caravanière entre Marrakech et l'Afrique subsaharienne, des centaines de forteresses en terre crue rouge-ocre ponctuent les palmeraies, signalent les confluences, veillent sur les passages. Certaines sont auj

Brahim
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MESBAHIYYA, L'ÉCOLE DE MARBRE QUI A FAIT RAYONNER LE SAVOIR MÉRINIDE À FÈS
En 1346, dans le quartier de Boutouil à Fès, un sultan mérinide fait acheminer depuis Almería, en Andalousie, un bassin de marbre blanc de 140 quintaux pour orner la cour d'une école qui allait former des générations de savants pendant près de sept siècles. Cette école, c'est la médersa Mesbahiyya, et son histoire raconte à elle seule l'ambition intellectuelle d'une dynastie qui a fait de Fès la capitale du savoir en Afrique du Nord. Le sultan Abou al-Hassan, souverain mérini

Brahim
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TAMGHART, AMGHAR, LA FEMME AMAZIGHE, CHEFFE DE TOUJOURS
Il existe, dans l'étude des sociétés humaines, une méthode qui consiste à lire l'histoire là où les archives écrites n'arrivent pas : dans les langues elles-mêmes. Les langues, plus stables et plus résistantes aux changements que les institutions, les modes de production ou les rapports de force politiques, conservent dans leur lexique des fossiles sociaux, des termes dont l'étymologie révèle des structures qui ont disparu depuis longtemps de la surface visible de la société.

Brahim
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LA KASBAH DE BOULAOUANE, FORTERESSE ISMAÉLIENNE, CARREFOUR DES TRIBUS ET MÉMOIRE DE KHARBOUCHA
À 75 kilomètres au sud-est d'El Jadida, sur un promontoire rocheux qui domine un méandre de l'Oum Er-Rbia, la kasbah de Boulaouane se dresse dans un silence que les siècles ont rendu presque total. Ses murs s'effritent, ses tours s'érodent, ses couloirs accumulent le sable. Et pourtant, l'inscription gravée en 1710 sur le fronton de sa porte monumentale tient encore. Elle dit le nom du sultan qui l'a voulue, le nom de l'ingénieur qui l'a bâtie, et la date précise qui en fait

Brahim
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LE MELLAH MAROCAIN, UN MODÈLE DE COEXISTENCE QUI DÉFIE LES CLICHÉS DE L'HISTOIRE
En 1438, dans la ville royale de Fès, le sultan mérinide Abd el-Haqq prenait une décision qui allait façonner pour des siècles l'organisation urbaine des grandes cités du Maroc. Il ordonnait le déplacement de la communauté juive de Fès el-Bali vers un espace nouvellement aménagé à Fès el-Jdid, à la contiguïté immédiate du palais royal. Ce quartier, construit sur un terrain salé dont le nom arabe donnerait son appellation à l'institution, le mellah, serait le premier d'une lon

Youssef.B
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LE RIAD, L'ÂME ARCHITECTURALE DU MAROC ET CE QU'ELLE DIT DE NOTRE CIVILISATION
À Fès, certaines portes de cèdre sculpté n'ont pas changé d'aspect depuis sept siècles, alors que le mur qui les entoure ne révèle absolument rien de ce qu'il protège. C'est tout le paradoxe du riad marocain : une discrétion presque austère sur la rue, et derrière, un monde entier, fontaine, orangers, zellige, lumière tombée d'un carré de ciel. Ce contraste est la signature d'une civilisation urbaine qui a mis plus de mille ans à se construire, avant que le mot riad ne devien

Loubna
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LA MOSQUÉE AL MOHAMMADI DES HABOUS, HISTOIRE, ARCHITECTURE ET SIGNIFICATION INSTITUTIONNELLE
Le 30 juin 1934, dans le quartier naissant des Habous à Casablanca, le Sultan Sidi Mohammed Ben Youssef, futur Mohammed V, pose la première pierre d'un édifice qui portera bientôt son nom. Il y reviendra plusieurs fois pendant les deux années de chantier, observant avec attention l'avancée des travaux, jusqu'à l'inauguration solennelle du 12 juin 1936. Cette mosquée, connue aujourd'hui sous le nom d'Al Mohammadi, est bien plus qu'un édifice religieux remarquable. Elle est la

Loubna
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KALAAT M'GOUNA, LES DIX SIÈCLES DE LA VALLÉE DES ROSES DU MAROC
Chaque année, à l'aube d'un matin d'avril ou de mai, dans les vallées de Dadès et du M'Goun au pied du Haut Atlas, des milliers de femmes amazighes s'avancent dans les champs avant même que le soleil ne soit levé. Leurs gestes sont précis, rapides, silencieux. Il faut cueillir la fleur avant qu'elle ne perde son parfum dans la chaleur du jour. Ce parfum, c'est celui de la Rosa damascena, ou rose de Damas, dont un litre d'huile essentielle peut atteindre 20 000 euros sur les m

Youssef.B
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LE SOUK, ÉCOLE MAROCAINE DE NÉGOCIATION
À Fès El Bali, la médina fondée au IXe siècle, artisans et acheteurs négocient depuis plus de 1 200 ans avec calme, marchandent avec finesse et concluent d'une poignée de main. À Marrakech, 2 600 artisans répartis en une vingtaine de corporations perpétuent une organisation héritée de la dynasty almoravide du XIe siècle. Dans les ruelles de Tétouan, de Meknès et de Rabat, le même rituel se répète depuis des siècles, avec ses codes, ses silences, ses thés offerts et ses poigné

Loubna
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LA SERTLA, SEPT BRACELETS D'OR, DEUX MILLÉNAIRES D'HISTOIRE MAROCAINE ET UN TINTEMENT QUI TRAVERSE LES GÉNÉRATIONS
Il y a des objets qui parlent avant même qu'on les regarde. La sertla est de ceux-là. Ce son discret et reconnaissable, ce tintement léger qui accompagne le geste d'une femme marocaine à la fête, au mariage, dans les grandes occasions, porte en lui plus de deux millénaires de civilisation. Sept bracelets d'or, portés empilés au poignet, dont chaque motif a un nom en darija, chaque courbe une origine et chaque reflet une histoire que les artisans marocains transmettent de géné

Loubna
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JIL JILALA, 50 ANS DE MUSIQUE MAROCAINE QUI TRAVERSE LES GÉNÉRATIONS
En septembre 1972, trois chansons enregistrées à la télévision marocaine par un groupe de jeunes Marrakchis que personne ne connaît encore changent quelque chose dans l'air. Un mois plus tard, le 7 octobre, 2 000 spectateurs debout au Théâtre Mohammed V de Rabat refusent de les laisser quitter la scène. Le lendemain, Feu SM le Roi Hassan II, qu'Allah ait Sa sainte âme, les reçoit au Palais Royal. Et trois mois après ce premier concert, ils se produisent à l'Olympia de Paris d

Youssef.B
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LA TANJIA, PLAT DES HOMMES DE MARRAKECH, ORIGINES, RITUEL ET ENJEUX DE PRÉSERVATION
Au petit matin, dans les ruelles encore endormies de la Médina de Marrakech, un parfum monte. Celui du cumin, du safran, du citron confit et du smen qui se mêlent dans la chaleur souterraine des braises du hammam. Ce parfum s'appelle la Tanjia. Née dans les mains des artisans de la cité ocre, transmise de génération en génération comme un secret de fraternité, la Tanjia est bien plus qu'un plat : c'est un rituel, une identité et, aujourd'hui, un patrimoine que le Maroc doit a

Brahim
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